Histoire de la St Nicolas

La première organisation d’une fête d’étudiants à l’occasion de la Saint-Nicolas remonte à 1904. Les années suivantes verront de semblables fêtes animer la plupart des Cercles universitaires, qu’ils soient politiques, facultaires ou régionaux.

La Première Guerre Mondiale vient arrêter les réjouissances. L’Université est fermée, « occupée », la jeunesse universitaire paie son tribut à la Patrie dans les tranchées de l’Yser.

Dès 1919, la vie estudiantine reprend mais la Saint-Nicolas semble oubliée dans cette renaissance. Ce n’est qu’en 1921 qu’on recommence à fêter la St-Nicolas, la tradition est alors relancée sous la forme qu’elle avait avant-guerre.

En 1939, la Deuxième Guerre Mondiale s’annonce. Par respect pour les étudiants mobilisés, aucune activité folklorique n’est organisée, Saint-Nicolas mettra six ans avant de revenir à Liège.
Le 7 décembre 1945, il fait son retour. Une nouveauté voit le jour cette même année : pour la première fois, les cours à l’Université sont troublés et les étudiants, « recrutés » dans les auditoires, viennent grossir les rangs du cortège. Celui-ci passe par la statue du Torè, aux Terrasses, pour se clôturer à la Vierge Del Cour. Les années suivantes connaissent un programme identique.

La fin des années 50 connaît une innovation supplémentaire : la collecte pour « l’oeuvre de la soif ». Armés d’une chope, les étudiants demandent quelques pièces auprès des bourgeois se trouvant dans les cafés de la ville, une fois en possession d’une somme suffisante, ils se répandent dans les divers cafés de la ville.

La tradition n’évoluera pas plus durant les années soixante : la Saint-Nicolas connaît un succès grandissant, elle réunit un cortège de plus en plus important où les tabliers blancs, exceptionnels jusque-là, se multiplient pour être majoritaires à la fin des années septante.Les évènements de 1968-69 n’occasionneront pas la fin de cette activité folklorique, seul le nombre des participants se réduira. Aucune particularité ne marque les Saint-Nicolas suivantes. Les étudiants restent peu nombreux à perpétuer le culte du saint, mais la tradition se maintient.

En 1975, des circonstances politiques (un projet de réforme du financement des Universités et de la recherche) rendent une splendeur au cortège :
Plusieurs centaines d’étudiants défileront le mercredi dans les rues du centre de Liège pour la fête de la Saint-Nicolas.
L’Union des Etudiants Catholiques, plongée dans une crise folklorique, perd son rôle d’organisateur au profit de la Fédération des Cercles Etudiants, une page est tournée, les étudiants catholiques avaient été non seulement à l’origine de la fête mais avaient continuellement influencé son évolution.

En 1981, d’immenses dégâts sont occasionnés au parterre de la Place Cathédrale.
L’année suivante, le nombre d’étudiants participants au cortège se chiffre à 1500, le folklore, après un léger passage à vide, semble renaître. Les toges estudiantines se comptent en plus grand nombre, les Comités de Baptême deviennent les gardiens de la tradition estudiantine.

En 1984 suite à l’initiative du Cercle des Etudiants en Archéologie, une après-midi musicale est organisée Place du XX Août. Le centre de la fête s’y déplace, le Carré est quelque peu désengorgé.

1989, la rupture ! Depuis le début, la Saint-Nicolas était organisée le premier mercredi du mois de décembre, mais, cette année la, le mercredi 6 décembre, un match de football nécessite la présence des forces de l’ordre à Rocourt. En accord avec les autorités communales, l’Association Générale des Étudiants Liégeois qui regroupe les différents Comités de Baptêmes universitaires ou assimilés, organise la sortie le mardi 5 décembre, 10000 étudiants participeront au le cortège. Malgré de nombreuses précautions, la fête tourne à la catastrophe.
L’AGEL prendra ses responsabilités dès l’année suivante. Elle obtient des autorités communales l’exclusivité de l’organisation et décentre l’animation musicale vers l’Esplanade Saint-Léonard. Ce fut un succès sans précédent, peu d’incidents furent à signaler.

A partir de 1993, les festivités retrouvent le centre de la ville suite à de nouveaux accords avec les autorités académiques et communales, la fête se déroule alors sur la Place du XX Août et a lieu le premier mardi de décembre. Le but du maintien de cette date est d’éviter autant que possible la présence d’élèves du secondaire.

Dès 2008, pour poser moins de problèmes aux différents services communaux, les festivités sont déplacées au premier lundi de décembre.

St Nicolas actuelle

A l’heure actuelle, la Saint-Nicolas des étudiants, organisée par l’AGEL, se déroule comme suit :

– Le dimanche soir a lieu une grande soirée sous chapiteau, au Val-Benoit, où se déroule notamment le concours du « roi des rois » et de la « reine des reines », qui met en valeur le roi et la reine des bleus le plus rapide à l’à-fond.

– Le lundi midi a lieu le cortège des étudiants, qui partent du XX août, jusqu’aux Terrasses, pour rendre hommage au Torè et entonner le Valeureux Liégeois, le Chant des Wallons et les chants facultaires. Enfin, après le cortège et les chants, les étudiants se retrouvent place du XX août, devant le parvis de l’université pour passer l’après-midi et la soirée autour de quelques bières.
Après celà, les plus vaillants continuent en général leur soirée dans Le Carré.